Passer d’un train fixe au Shark

Shark UL F-JIGS en vol, train d'atterrissage rentré

Un pilote breveté qui découvre le Shark rencontre quatre différences principales. Aucune n’est difficile. Toutes demandent d’être travaillées avant d’être lâché.

La gestion de l’énergie. Sur un appareil d’école à train fixe, la traînée aide à ralentir. Sur une cellule fine et train rentré, elle aide beaucoup moins. La réduction doit être anticipée plus tôt dans le circuit. Un pilote qui applique ses repères habituels arrive long.

Le train rentrant. La sortie du train doit devenir une séquence automatique, associée à un point précis du circuit et vérifiée par check-list. C’est le point qui demande le plus de répétitions, parce qu’il s’ajoute à une charge de travail déjà occupée par la trajectoire.

L’hélice à pas variable. Elle ajoute une commande à gérer et une logique à acquérir : régime et pas se règlent selon la phase de vol, au décollage, en croisière, en approche. Un pilote qui n’a volé que sur pas fixe découvre une gestion moteur qu’il faut installer avant qu’elle ne devienne un réflexe.

Les repères visuels. L’appareil va plus vite. Les repères construits sur une machine plus lente arrivent trop tôt. Il faut les recaler, ce qui prend quelques vols.

Le nombre de vols nécessaires dépend surtout de la pratique récente du pilote, plus que de son expérience totale. Un pilote qui vole chaque semaine s’adapte vite. Un pilote qui vole peu dans l’année a besoin de davantage.

Une question sur la formation ou sur le Shark ?